Les ex-otages du Ponant, le voilier français retenu pendant une semaine par des pirates somaliens, ont atterri lundi peu après 19h30 à Orly. Nicolas Sarkozy qui les attendait sur le tarmac, s'est avancé, accompagné du ministre de la Défense Hervé Morin.
Les portes de l'avion se sont ouvertes. Les premiers ex-otages, le pouce levé pour le premier d'entre eux, ont descendu la passerelle sous les acclamations des familles, restées 100 mètres en arrière.
Protocole débordé
Les familles ont alors couru vers l'appareil malgré les recommandations du protocole. Il était prévu, au départ, que le Président accueille en personne les otages avant que leur famille ne les retrouvent.
Le commandant, radieux, enlacés dans les bras de sa femme, était le premier à parler à la presse, ressassant devant chaque caméra de télévision son histoire. «On a vécu la prise d'otages dans des conditions 4 étoiles et on pensait à Ingrid Betancourt», dit-il alors que les autres rejoignent les salons de l'aéroport.
«On est tous heureux d'être sain et sauf. C'est un intense soulagement, ajoute-t-il. On était coupé du monde et on se demandait si les médias étaient au courant.» Evidemment, «je vais repartir en mer, ça ne fait pas l'ombre d'un doute» conclut-il.
Un ex-otage en short
Il fait très froid à Orly, le vent souffle, et pourtant certains des otages n'avaient pas changé de vêtements et sont habillés d'un short ou d'un simple polo.
Vers 20h30, les ex-otages sont montés dans les bus, direction Paris. Nicolas Sarkozy ne s'est lui pas attardé, il n'est pas resté plus d'une demi-heure à Orly
«Monté pour les JT»
L'Airbus aux couleurs de la République française avait décollé peu avant 12h de Djibouti à destination de Paris. «Tout le programme a été monté pour que les otages arrivent pour les journaux télévisés», avait indiqué à l'AFP un responsable militaire sous couvert d'anonymat.
Mais la cérémonie n'a pas viré au Sarko-show: malgré la cinquantaine de journalistes présents sur le tarmac de l'aéroport parisien, le président de al République n'a pas souhaité s'exprimer, laissant les ex-otages et leurs familles déballer seuls leur émotion.
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