PETITION POUR LA DESTITUTION DE NICOLAS SARKOZY
DE SES FONCTIONS DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE




Presse


05/05/2008 Discrétion et gros contrats
Le Télégramme

Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, s'est faite discrète lors du voyage présidentiel en Tunisie. Nicolas Sarkozy n'avait pas l'intention de jouer les donneurs de leçons et a signé de juteux contrats. A quoi sert la belle Rama Yade ? Se l'est-elle déjà demandé ? En visite au côté de Nicolas Sarkozy en Tunisie, peu connue pour sa grande démocratie, la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme se tournait les pouces en attendant que le président communique lui-même sur le sujet. Interrogée par les journalistes qui la pressaient de questions, elle répondait inlassablement que c'était l'Elysée qui gérait la communication sur ce dossier. Refusant de faire part à la presse de ces rendez-vous qui, pour la plupart, ont été annulés.
« J'ai changé »
Bref, comme sur tous les dossiers en cours, Nicolas Sarkozy faisait tout et les ministres, le reste ! Le président de la République n'avait pas l'intention de jouer les donneurs de leçons à Ben Ali. Après tout, une bonne petite dictature, ça ne peut faire de mal à personne ! Pas question donc de sacrifier le soutien de la Tunisie au projet pour la Méditerranée, qui lui est cher. Encore moins de manquer de signer de juteux contrats. Fourguer 19 Airbus aux Tunisiens, une centrale thermique ainsi que des accords dans le nucléaire civil. Sarko est un redoutable homme d'affaires qui vendrait du sable aux Bédouins. Nicolas Sarkozy, en tout cas, pourrait redire haut et fort « j'ai changé » ou plutôt « j'ai rechangé ». Le 14 janvier 2007, quelques mois avant son élection, il avait déclaré : « Je ne crois pas à une realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je ne veux être le complice d'aucune dictature dans le monde. Je n'accepte pas le sort qu'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. » Souvent Sarko varie ! Passons...
Le cynisme de Lellouche
Dans la délégation l'accompagnant, il y avait là sept ministres dont Christine Lagarde avec sa canne. On aurait dit une vieille Anglaise sortie d'un roman d'Agatha Christie. La ministre de l'Economie s'est méchamment tordu la cheville et déchiré des ligaments en accompagnant le Président lors d'un déplacement, il y a quelques semaines. Voilà un chef d'Etat qui, non seulement fait courir ses ministres, mais finit par les faire chuter. Pierre Lellouche, député UMP qui avait organisé le voyage de Sarko aux Etats-Unis pendant la campagne et qui avait mis tous ses réseaux à la disposition du candidat pour qu'il rencontre George W. Bush, promenait sa misère et son cynisme en bandoulière. L'homme, qui n'a jamais été récompensé de ses efforts, l'a toujours aussi mauvaise. Faisant son entrée dans le hall de l'hôtel en compagnie de Renaud Muselier, il lance à une journaliste « nous... c'est le bal des cocus », « non, on est les mal aux trous », renchérit Muselier, dans un grand éclat de rire. Classe, les hommes politiques. On se croirait dans un sketch de Jean-Marie Bigard.
Avec carré blanc
Il suffisait de lire cette semaine Le Canard Enchaîné pour y trouver un savoureux dialogue entre Christian Estrosi (ancien ministre) et Sarkozy : des « tu me fais ch...», des « putain » (en veux-tu, en voilà). Un bon vieux dialogue. Mais avec carré blanc. Ça nous change de la langue de bois. Ah, si Sarko nous était conté...