PETITION POUR LA DESTITUTION DE NICOLAS SARKOZY
DE SES FONCTIONS DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE




Presse


15/05/2008 Pouvoir d'achat : ce n'est pas foutu, selon Sarkozy
Challenges

Nicolas Sarkozy s'est rendu en Isère, mardi 13 mai, pour défendre la loi sur la modernisation de l'économie (LME). Le texte, qui a pour ambition de faire baisser les prix des produits de grande consommation en renforçant la concurrence, permet notamment aux fournisseurs et à la grande distribution de négocier totalement les prix. Le projet de loi lève aussi la plupart des autorisations aujourd'hui nécessaires à l'implantation des grandes surfaces entre 300m2 et 1.000m2.
0,3 point de croissance en plus par an ?
Selon le ministère des Finances, ces mesures pourraient entraîner une baisse des prix de 1,6% d'ici trois ans, ainsi que 0,3 point de croissance supplémentaire par an sur trois ans. Nicolas Sarkozy, de son côté, a estimé qu'elles font partie des "trois manettes" que le gouvernement peut actionner pour le pouvoir d'achat, avec les heures supplémentaires et l'intéressement. Il est aussi revenu sur les 35 heures -"mais où a-t-on été cherché une idée pareille!", s'est-il exclamé - et sur le travail le dimanche, objet actuellement d'une proposition de loi, qui "doit se faire sur la base du volontariat". "Il faut remettre l'économie française en mouvement, bon sang! Le monde bouge. Douze pays de l'Union européenne connaissent le plein emploi", a-t-il déclaré.
"Il n'y a pas de fatalité"
"Je pense que ce n'est pas foutu. Il n'y a pas de fatalité. Je dois montrer l'exemple en allant chercher le point de croissance" qui manque à la France. Lors de la table ronde avec des commerçants à Vienne, il a déclaré ne pas avoir "été élu pour m'incliner devant tous les corporatismes, devant tous les immobilismes. Je ne suis pas là pour faire de la compassion, je suis là pour essayer de trouver des solutions. Or, quelle est la solution si ce n'est la modernisation de l'économie française ?". Nicolas Sarkozy a ensuite ajouté que ne pas pouvoir "obtenir des résultats à législation constante". Si on garde les mêmes boulets au pied, on aura le même record de chômage, la même petite croissance et pas de résultat. Je n'ai pas été élu pour ça." Reste que les plus petits fournisseurs de l'agroalimentaire se sont mobilisés pour obtenir des garanties sur LME, craignant de ne pouvoir résister à une pression accrue de leurs clients de la grande distribution. Des inquiétudes relayées avec force par une partie des députés UMP. L'Assemblée nationale doit se saisir à partir du 27 mai du projet de LME.