Malgré le remaniement, les dysfonctionnements au sein du gouvernement se multiplient. Onze mois après son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy doit retrouver un équilibre.
Les élections municipales ont servi de signal d’alarme. Nicolas Sarkozy, qui avait déjà opéré un tournant personnel en mettant fin à une surmédiatisation critiquée, a changé de cap en opérant un léger remaniement. Pourtant, trois semaines après ce réajustement ministériel et 15 jours après une réorganisation de l’UMP, censés rectifier le tir après la défaite de la droite, rien ne semble être réglé. En témoignent les couacs à répétition allant des JO, en passant par la sortie de Nathalie Kosciusko-Morizet sur les OGM, sans oublier la carte famille nombreuse. « Il y a des contradictions, j’en conviens volontiers… mais qui sont finalement le reflet de la société », explique le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian.
Une perspective
Dans l’entourage du chef de l’Etat, on reste aussi très confiant. « Nous avons réorganisé l’Elysée, le gouvernement et l’UMP. Les scories des municipales sont évacuées. » « Nous arrivons dans une phase nouvelle qui nécessite que le Président donne une nouvelle feuille de route. » Après les municipales, certains membres du gouvernement estimaient d’ailleurs qu’il était important que le Président s’adresse aux Français pour faire le point et donner une nouvelle dynamique. Manifestement, Nicolas Sarkozy a finalement décidé de s’y atteler. « Les Français ressentent l’utilité pour le président de la République de s’exprimer pour donner une cohérence aux réformes et une perspective », estime-t-on dans son entourage.
D’après Le Figaro et Le Monde, le Président viendrait remettre de l’ordre après les différents dérapages le 21 avril, lors d’un entretien à la télévision. Date étonnante, le 21 avril 2002 étant restée dans les mémoires avec l’arrivée de Jean-Marie le Pen au second tour de l’élection présidentielle. De son côté, l’Elysée assure qu'« aucune décision » n’est prise pour l’instant. Seule précision : cette intervention aurait certainement lieue avant le premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy, le 6 mai.
Parmi les journalistes choisis pour mener l’interview, Le Parisien annonce que Patrick Poivre d’Arvor serait maintenu, alors qu’Arlette Chabot serait remplacée par David Pujadas. Autre nouveauté : trois ou quatre journalistes spécialisés travaillant pour France 3 et LCI pourraient aussi être présents.
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